Dépasser ses blocages dans l’écriture d’un dossier de formation

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours eu une appréhension à chaque fois que j’ai rédigé un dossier de formation. Le point de départ, quand je suis devant mon écran, avec un nouveau fichier texte ouvert, tout blanc, et le curseur qui clignote… flippant ! Avec des questions qui se bousculent dans ma tête : par où commencer ? Comment je vais y arriver ? Que dois-je écrire en fait ? On attend quoi de moi ? Trop de pression ! Je me dis que je ne pourrais jamais dépasser mes blocages.

Personne qui a peur

J’ai connu ça à plusieurs moments : pour mon bilan BAFD, mais aussi à chaque rendu de dossier en fin d’Unité Capitalisables (UC) en DEJEPS. Toujours ce même mécanisme, ce début difficile… Où j’ai juste envie de retourner sous ma couette en me disant que ça ne sert à rien, parce que je n’ai rien à dire de toute façon et que je suis nulle.

Je reconnais que j’ai la chance, une fois lancée, de dépasser assez rapidement cet état de paralysie. J’accompagne des stagiaires BAFD depuis plusieurs années, et je sais que je ne suis pas la seule à me retrouver bloquée, et aussi que certaines personnes ont beaucoup plus de mal que moi à dépasser ce stade (qui n’arrive pas qu’en début de rédaction). Dans mon parcours, j’ai du coup réfléchi, avec plusieurs autres formateurs et formatrices, à divers outils et techniques pour justement dépasser ses blocages.

Personne qui a de la force et qui dépasse ses blocages

Ce sujet d’article m’a été inspiré par l’entretien qu’Hugo a eu avec François Simon, la semaine dernière, où sont évoqués les difficultés à recevoir des écrits de la part des personnes qui bossent dans notre branche. Si vous l’avez loupé, ça se passe par là pour le retrouver.

Au sommaire de cet article :

Pourquoi est-ce si difficile d’écrire ?

Je voulais commencer par là, parce que je crois que c’est une question qu’on ne se pose pas tellement. Et pourtant elle me paraît essentielle, car prendre conscience du « pourquoi » permet de résoudre plus facilement les causes. Exactement comme une allergie, dont on ne soignerait que les symptômes sans chercher la cause… On passe sa vie à soigner des effets, alors que, peut-être, trouver la cause permettrait de résoudre le problème profond.

Personnage qui demande pourquoi il a des blocages et comment il peut les dépasser

Bon je vous rassure, je ne suis pas une psy : je ne vais pas vous donner des trucs incompréhensibles à lire. Mais des idées de base. Je trouve cette question intéressante car, au-delà de vos dossiers de formation, vous serez sûrement amené·es, dans votre carrière, à rédiger des documents… ne serait-ce qu’un projet pédagogique, si vous êtes directeur ou directrice d’ACEM.

Écrire, ça fait écho à notre vécu à l’école

Chacun et chacune d’entre nous a connu des épisodes plus ou moins désagréables à l’école. Qui marquent, parfois, durablement. Notamment sur cette question de l’écriture. Dans mon entourage, je pense à ma maman, dyslexique (à une période où ces troubles n’étaient pas reconnus) qui a bien galéré, ou à un de mes formateurs en DEJEPS, qui nous partageait cette « anecdote » de son enfance : gaucher, il écrivait plutôt mal. Un de ses maîtres en primaire le punissait à cause de ça en le mettant « au coin » dans la cour, à côté d’un gros chien qui se trouvait dans le jardin attenant à l’école. Et ça lui faisait très peur. Il était sous pression, et du coup il écrivait encore plus mal. Le cercle vicieux a commencé pour lui. Encore aujourd’hui, quand il écrit à la main, c’est illisible pour la plupart des gens, au point que lui-même n’arrive parfois pas à se relire.

Personne qui va à l'école pour dépasser ses blocages

On se trouve ici face à la question de la posture de l’éducateur ou de l’éducatrice, qui va permettre à un enfant de dépasser un blocage ou au contraire l’enfoncer. Ce mécanisme se retrouve pour beaucoup de situations, et, même si vous n’êtes pas instit’, vous êtes concerné·es.

Autre exemple en lien avec l’écriture : cet instit’ qui lit, de manière dégradante, une dissertation que vous avez écrite (à sa demande, c’est un devoir). Si vous avez été moqué·es par toute la classe, ça va rester un souvenir cuisant.

Tout ça pour dire que quand vous allez écrire, a fortiori si vous devez écrire un dossier pour une formation, ça va créer des échos avec ce que vous avez vécu à l’école… et que, parfois, ça peut générer des blocages.

Écrire, c’est être face à soi-même

A part si vous êtes en train de créer une œuvre écrite collective artistique, la grande majorité des situations d’écriture sont individuelles. C’est vous avec votre stylo ou votre clavier. Alors, forcément, vous vous retrouvez face à vous-mêmes. Face à vos forces, à vos faiblesses.

Personne qui se voit dans un miroir

Et ça peut paraître stupide, mais ça peut être carrément bloquant. Est-ce que vous avez déjà pris le temps, au moment de vous mettre à écrire, de vous arrêter pour voir comment vous vous sentez ? C’est un exercice très intéressant je trouve. Avant de commencer, je ferme les yeux et je me « scanne » de l’intérieur. Est-ce que j’ai peur ? Est-ce que c’est du stress ? (Si vous voulez une belle carte exhaustive des sentiments, je vous recommande chaudement la carte gratuite d’Art-Mella, que je trouve vraiment bien faite. Elle a fait une liste (gratuite) des besoins aussi, si jamais). Est-ce que au contraire je me sens excité·e ou épanoui·e ?

Savoir quel est votre sentiment du moment peut, déjà, vous permettre de mettre des mots sur votre état. C’est la première étape, qui peut permettre de donner des pistes pour chercher le « pourquoi » de votre état : qu’est-ce qui me stresse, qu’est-ce qui me fait peur ?

Personne stressée à cause de ses blocages qu'elle n'arrive pas à dépasser

Et, si vous faites cet exercice régulièrement, vous aurez sûrement des moments où ce sera plus facile que d’autres. Du coup, vous pourrez aussi chercher à savoir pourquoi cette fois-ci était plus simple que les autres ? Moins de fatigue ? Plus de peps ? Vous aviez mangé du chocolat juste avant, et du coup votre besoin de douceur était comblé, repoussant les peurs ? Cela peut vous permettre de trouver des « petits trucs et astuces » pour être au mieux de votre forme au moment d’écrire.

La pression des enjeux

Sauf à être dans un temps de jeux d’écriture, la plupart des écrits que vous allez produire sont soumis à des enjeux. Et parfois ils sont colossaux, comme finaliser votre formation BAFD (au hasard), ou valider votre UC en formation professionnelle, ou encore obtenir une subvention, pour donner un autre exemple hors formation.

La difficulté avec les enjeux, c’est qu’ils peuvent peser tellement lourds qu’ils risquent de vous écraser. En plus de manger des épinards pour réussir à les soulever avec vos muscles, vous pouvez aussi essayer de vous poser cette question : qui les met ?

Balle qui éclate sous la pression

C’est-à-dire : est-ce que vous vous mettez la pression tout·e seul·e, ou bien est-ce qu’un tiers extérieur vous met la pression ? Pour donner un exemple précis : quand j’ai passé mon BAFD, je faisais de l’Animation Volontaire : des colos l’été en parallèle de mes études. Réussir ou rater mon BAFD ne concernait que moi, je me mettais la pression toute seule. Quand j’ai passé mon DEJEPS, mon employeur avait besoin que je le réussisse. A la pression que je me mettais s’est rajoutée la sienne.

Comme dans ce dernier exemple, c’est souvent un mélange de plusieurs points de pression : soi (de toute manière), son employeur, auxquels se rajoute parfois son entourage. Prendre le temps de se poser, pour faire la part des choses entre qui met de la pression où, peut permettre de la gérer plus facilement. Essayer de prendre du recul par rapport à la pression de son employeur. Demander à son entourage d’arrêter de nous parler de la formation qu’on fait. Et, là où on a le plus de moyen d’agir : travailler sur la pression qu’on se met à soi-même. Chercher pourquoi je me mets cette pression et comment je peux en sortir, au moins un peu.

Faciliter son écriture

Dans cette section, j’aimerai vous parler de comment faciliter son rapport à l’écriture, en agissant par différents biais.

Personne qui arrive à dépasser ses blocages

Pratiquer l’écriture plaisir

Si vous n’avez pas écrit depuis un moment, et que vous ne savez pas vraiment comment vous y remettre, je ne peux que vous inciter à faire quelques jeux d’écriture. Vous en trouverez plein de le web. Si vous cherchez un bon livre là-dessus, un très bon ami adepte des jeux d’écriture m’a conseillé celui-ci : 109 jeux d’écriture, faire écrire un groupe, de Pierre Frenkiel.

Pourquoi je vous propose ça ? Eh bien parce que je vois à ce niveau-là un vrai parallèle entre le sport et l’écriture. Faire des jeux d’écriture, c’est s’échauffer. Voir se « dérouiller », si vous n’avez pas écrit depuis longtemps. Avec, en plus, un objectif purement de plaisir, dégagé de tout enjeu.

Personne heureuse d'écrire

Si vous en avez la possibilité, faire ces jeux en collectif c’est encore plus plaisant. Vous êtes en formation et vous avez un dossier à écrire ? Pourquoi ne pas proposer à votre équipe d’animation et/ou aux enfants des jeux d’écriture ? J’en fais régulièrement en formation, et c’est à chaque fois un moment agréable et souvent drôle.

Aménager son espace-temps pour répondre à ses besoins

Là, je parle de votre connaissance de vous-même. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé·es quelles sont vos conditions optimales pour écrire ? Cela touche a plusieurs domaines :

  • Votre espace de travail : êtes-vous plus à l’aise assis·es, couché·es voire debout ? Assis·es sur une chaise, dans un fauteuil, dans votre canapé ? Couché·es sur un tapis, dans votre lit ? Accoudé·e à votre table de bar ?
  • Votre matériel : vous préférez écrire au stylo, au crayon, à l’ordinateur, à la tablette ou au smartphone ? Si vous écrivez à la main, sur quel type de support ? Comment adapter votre matériel à votre espace de travail ?
  • Votre environnement : avez-vous besoin de calme ? Du silence absolu ? De musique ? D’être dans un espace de vie type café (oui, je sais, c’est compliqué en ce moment… moi j’écoute du gongbang en attendant (retransmission, pendant plusieurs heures, d’étudiant·es en train de travailler à leur bureau). Voici un article sur le sujet et un lien vers une vidéo de gongbang ici).
  • Votre besoin de solitude : préférez-vous être seul·e ? Entouré·es de personnes ? Acceptez-vous les interactions ou avez-vous besoin de ne pas être dérangé·es ? Avez-vous besoin de parler avec quelqu’un·e d’autre ?
  • Votre temporalité : quand est-ce que c’est le mieux pour vous d’écrire dans la journée ? Combien de temps vous sentez-vous capable d’écrire ?
  • Et tous les autres besoins auxquels je ne pense pas là maintenant.
Personne assise en tailleur qui dépasse ses blocages

Alors s’il n’est pas toujours possible de mettre en place les conditions optimales pour écrire, en avoir conscience c’est déjà une clé pour se mettre dans les meilleures conditions. Et, notamment au niveau du matériel, dans la première phase d’écriture, prenez l’outil qui vous convient le mieux. N’essayez pas de vous forcer à écrire à l’ordinateur si c’est le stylo qui vous convient. Vous aurez déjà tout le temps de recopier votre texte sur l’ordinateur quand il sera temps.

Comprendre ce qui est attendu et mettre du sens dans son écrit

Quand on écrit un dossier de formation (ou un dossier de demande de subvention), qu’on le veuille ou non, on répond à un exercice. Les lecteurs et lectrices vont juger ce que vous écrivez et valider (ou pas) le contenu de votre dossier. Votre écrit doit rentrer dans une grille, avec un certain nombre de conditions à remplir.

Connaître les attendus du dossier que je rédige, c’est déjà avoir un cadre. Par exemple, pour les dossiers en formation professionnelle, c’est assez simple, car des grilles de certifications existent. Pour le BAFD, c’est un peu plus compliqué, car de tels référentiels n’existent pas. Dans certaines régions, on trouve des grilles de conseils (par exemple dans le Grand Est). Il y a tout de même des attendus connus : si vous voulez en savoir plus, je vous invite à vous inscrire à la formation gratuite.

Ce cadre est important : il me permet de savoir ce que je dois écrire mais aussi ce qui dépasse ou sort du cadre des attendus (et que je n’ai pas à écrire donc). Il permet aussi de se dire que je sais à quoi je dois arriver à la fin.

Personne qui dit oui

De plus, je ne peux que vous inviter à vous demander ce que peut vous apporter cet écrit, au-delà de simplement réussir un exercice et valider une formation. Si vous vous dites que c’est l’occasion (unique) d’analyser votre pratique, cela donne une dimension supplémentaire à ce que vous faite. Un intérêt plus grand, dénué de pression car il est « simplement » intéressant pour vous et votre fonction. Mettre du sens dans ce que vous écrivez, pour vous donner plus de motivation.

Découper son gros écrit en petits morceaux

Quand je me dis « je dois écrire un dossier de X pages », c’est un peu comme être en bas d’une montagne : le sommet paraît inaccessible. Moi, perso, ça me décourage direct. Du coup j’ai développé une technique qui fonctionne vraiment bien pour moi : découper en petits morceaux.

Puzzle en contsruction

Si je me dis « aujourd’hui je me donne comme objectif d’écrire environ une page sur ce sujet », c’est déjà beaucoup moins flippant. Vous me direz que ça nécessite d’avoir déjà un plan qui organise votre dossier. A ça, je dirai « pas forcément ». En fait ça dépend de là où vous en êtes dans l’écriture.

Si vous avez déjà une idée de plan, bien sûr, le plus simple c’est de se baser dessus. Mais si vous n’en êtes pas encore là (ou que c’est justement cet aspect « créer un plan » qui vous bloque), pourquoi ne pas vous en affranchir ?

Vous savez forcément de quoi doit parler votre dossier, les grandes directions. Par exemple, un bilan BAFD doit reprendre votre expérience de direction. Vous vous sentez à l’aise avec ça ? Super, mais c’est encore un gros morceaux. Réduisez peut-être encore un peu le champ, pour aller jusqu’à trouver un point précis avec lequel sur lequel vous vous sentez à l’aise pour écrire. Même si ça va dans tous les sens au départ, vous prendrez les morceaux dont vous avez besoin plus tard. L’objectif premier, c’est de réussir à écrire quelque chose. A votre prochaine session d’écriture, vous écrirez sur un autre point précis. Etc.

Ce qui est intéressant avec cette technique, c’est qu’il est possible qu’au fur et à mesure que vous écrivez sur différents sujets, une organisation pour vos contenus se dessine (le plan donc).

Personne en train de faire un plan pour dépasser ses blocages

Quelques idées pour les gros blocages

Vous avez déjà exploré des pistes, vous êtes détendu·es et relaxé·es, en condition pour écrire, vous savez sur quel sujet vous voulez vous lancer… et là, rien. Au mieux. Au pire, vous êtes encore un état de panique et de stress. Vous avez envie de pleurer, parce que vous avez les idées, mais vous ne savez pas comment les écrire.

Personne qui pleure

Oui, écrire, c’est difficile. Surtout qu’on a souvent plus l’habitude de le faire (si on l’a jamais eu). Mais ne perdez pas de vue l’essentiel : vous n’êtes pas vides pour autant. Les idées, la pratique, l’expérience : tout cela, vous l’avez. Il faut « juste » trouver comment les faire sortir. Je vous propose ici quelques techniques « originales » pour essayer de trouver comment écrire tout ce que vous avez en vous.

Avant d’écrire, passer par l’auto-interview

Et si, avant d’essayer d’écrire, vous parliez de votre sujet ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve ça souvent plus facile de parler que d’écrire. Et si je peux le dire… ben, forcément, je peux l’écrire. La forme n’est pas la même, mais le fond est identique par contre.

Prenez donc votre smartphone (ou un dictaphone si vous en avez un) et cherchez le mode enregistreur (ou téléchargez une appli). Et parlez de ce que vous voulez écrire, en vous enregistrant. Une fois que vous avez fait cela, reprenez votre enregistrement, écoutez-le, et prenez des notes de de ce que vous avez dit. Je ne parle pas nécessairement d’une retranscription directe, mais plus comme si vous écoutiez un cours et que vous preniez de quoi retenir les idées principales. Avec cet avantage que vous pouvez mettre en pause dès que vous avez besoin, héhé.

Personne qui écoute pour dépasser ses blocages

Du coup, quand vous écrivez, vous n’avez pas besoin de réfléchir à ce que vous devez écrire. Vous ne faites qu’écouter et prendre des notes. Une fois que c’est fait vous pouvez utiliser cette technique sur tout un spectre de possibilités :

1) De la plus basique : utiliser votre première prise de note comme base, des idées déjà écrites pour ne pas être face à une page complètement blanche. Vous vous sentez en capacité de broder à partir de ça pour préciser le contenu de votre paragraphe.

2) A la plus complète : tout votre paragraphe sera écrit à partir de ce que vous avez dit. Pour cela, vous devrez peut-être vous réenregistrer pour préciser un point de détail auquel vous n’avez pas pensé dans votre première auto-interview.

Ne pas rester seul·e face à sa feuille ou à son écran

Personne seule qui l'arrive pas à dépasser ses blocages

A certains moments, il peut être intéressant d’essayer de sortir de la solitude de l’écriture pour se sentir moins paralysé·es.

La technique de l’auto-interview peut se faire à deux, si parler tout·e seul·e vous paraît vraiment absurde ou que vous n’y arrivez pas. Vous pouvez le faire avec une personne qui pose des questions pour vous aider à préciser votre propos. L’idéal du coup, c’est d’être en face de quelqu’un·e qui connaît la problématique de votre dossier, au risque que la personne ne sache pas quoi vous poser comme questions. La suite se passe de la même manière (prendre des notes à partir de l’enregistrement).

Si vous doutez du moindre mot que vous écrivez, cela peut être intéressant de réfléchir à vous faire accompagner dans le processus d’écriture, afin de vous sentir rassuré·es mais aussi de garder de la motivation. En grande procrastinatrice, je n’avance que si j’ai des échéances. Peut-être avez-vous quelqu’un·e dans votre entourage avec qui vous pouvez prendre des rendez-vous régulier pour faire le point sur votre écrit ?

Quand j’étais en DEJEPS, j’ai écrit une partie de mes dossiers avec une collègue de formation (comprenez : nous étions dans la même pièce, au même moment, pour écrire chacune notre dossier). Ça m’a vraiment aidé d’être avec une personne qui avait la même problématique et que je pouvais interpeller quand je me posais une question.

Personne qui montre deux doigts

Pour les stagiaires en formation BAFD et qui sont en train d’écrire leur bilan de fin de formation, je propose des accompagnements dans le processus d’écriture. Si vous voulez en savoir plus, c’est par ici.

Dans tous les cas, essayez de vous entourer d’une ou plusieurs personnes bienveillantes et qui ne vous enfoncent pas davantage, au risque d’être encore plus paralysé·es…

Essayer de ne pas de se bloquer soi-même

Il n’y a pas de petits écrits, si je puis dire. C’est-à-dire qu’aucun élément que vous écrirez ne « servira à rien ». Oui, vous ne mettrez sûrement pas tout dans votre dossier final. Mais ce que vous écrivez sert à quelque chose, ne serait-ce que vous entraîner à écrire (comme pour beaucoup de choses, plus on s’entraîne, plus on y arrive facilement).

La mise en forme, l’organisation en plan etc. peuvent (doivent ?) venir dans un deuxième temps. Un travail d’écriture, c’est de l’aller-retour entre ce qu’on écrit et la mise en forme et l’organisation des contenus. Personnellement, j’ai une écriture fleuve. Mais je ne me bride jamais au départ : j’écris (beaucoup…trop). Puis dans un deuxième temps seulement je relis et je coupe ce qui n’est pas nécessaire. Je crée (souvent) de nouveaux titre de paragraphes après avoir écrit sur un sujet (et pas avant). Je n’essaye pas d’aller au plus synthétique dès le départ, parce que je n’y arrive pas (et que ce n’est pas très grave, en fait).

Personne qui dit bravo

J’essaye de ne pas me bloquer moi-même. De m’affranchir, dans la mesure du possible, de ma propre pression (il y en a déjà bien assez autour). Parce qu’elle ne m’apportera rien, à part du blocage. Alors, je sais que c’est facile à dire, mais peut-être faut-il justement commencer par se le dire. Et plutôt s’affirmer à soi-même : « j’ai en moi toutes les ressources pour y arriver, je vais le faire, je suis en capacité de réussir ». Pfiou, ça fait du bien de l’entendre de temps en temps !

En conclusion : avancer et tester pour ne pas rester bloqué·e

J’ai bien conscience que dans le monde idéal des bisounours, vous pouvez vous écouter et mettre en place les conditions optimales pour réussir. Et que dans le monde réel, eh bien ce n’est pas forcément si simple à mettre en œuvre. Mais, essayer de tendre vers un idéal, c’est le premier pas vers une amélioration de votre état de départ.

Si vous êtes bloqué·es, respirez un grand coup et essayez de prendre le problème par un autre bout. Testez des techniques. De toute façon, si vous restez bloqué·es, vous n’arriverez pas à avancer. Si on compare votre blocage à un rocher, soit vous essayez de le soulever, soit vous essayez de passer à côté. Arrivez-vous à identifier ce qui vous bloque ? Est-ce un élément de votre dossier (par exemple le plan), les conditions dans lesquelles vous écrivez, autre chose ? Une fois la difficulté identifiée, avez-vous une idée de comment essayer de la contourner ?

Je sais que cet article n’est pas exhaustif dans ses idées et techniques. Il y en a plein que je ne connais pas encore, ou auxquelles je n’ai pas pensé en écrivant. Si je devais finir sur un seul mot, c’est : testez !

Imprimante qui affiche "test"

Vous trouverez d’autres outils sur le web si ceux que j’ai présenté ici ne vous parlent pas. Mais, dans tous les cas, ne lâchez pas le morceau : vous êtes capables d’y arriver. Il suffit de trouver la recette qui vous convient.

Bon courage et bonne écriture !

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